Prise de parole du 5 juin 2016: Oui à la révision de la loi sur l’asile

Lors de la réunion des membres de la JUSO Bielingue le 4 mai dernier, les membres ont pris position concernant les votations nationales de juin prochain. Les sujets ont été discutés très intensivement, car ils ont parfois donné lieu à controverse, surtout autour du revenu de base inconditionnel (RBI) et de la révision de la loi sur l’asile.

Après un apéritif pour les nouveaux membres qui a rencontré un grand succès, nous avons attentivement suivi deux interventions concernant le RBI, opposant Tim Rüdiger – qui s’est exprimé en faveur du RBI – à Tim Cuenod – qui s’est opposé le projet. Une vive discussion a suivi les interventions. L’assemblée a accepté de justesse la liberté de vote, alors que l’opinion donnait le oui gagnant. Les jeunes socialistes sont néanmoins conscients que le travail caritatif, le bénévolat et les femmes ou hommes au foyer ne sont pas reconnus économiquement. Mais la formulation de l’initiative est trop générale et donnerait la possibilité au parlement de droite de démonter les acquis sociaux (ex : AVS ou AI).

La révision de la loi sur l’asile a aussi été longuement débattue. Le oui l’a remporté avec 11 voix contre une, avec six abstentions. La JUSO JS Bielingue reconnait que la révision représente un durcissement de la loi sur l’asile. Toutefois, la situation actuelle n’est pas souhaitable à la longue, due aux procédures beaucoup trop longues. En effet, la révision permet de raccourcir la durée des procédures. Ceci est dans l’intérêt des requérants d’asiles. De plus, ils obtiennent le droit à une assistance judiciaire gratuite, même si celle-ci est jugée encore trop dérisoire. Un oui au référendum rendrait impossible une assistance judiciaire aux requérants d’asile.

Sur le sujet de l’initiative Pour le Service public, la JUSO JS Bielingue s’oppose clairement au projet : avec 14 voix et deux abstentions. La formulation de l’initiative est trop vague. Ainsi, elle contient le contraire de ce que les initiants promettent : un service public misérable et privatisé. Le plus grand problème est que cette initiative n’interdit pas la vente des entreprises étatiques. Ce mécanisme permettrait aux entreprises du « service public » de contourner l’interdiction de faire des bénéfices.

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) a également donné lieu à de nombreuses discussions. Or, le oui l’a largement emporté, motivé par le traitement inégal entre le diagnostic préimplantatoire et le diagnostic prénatale. Celui-ci permet l’examen d’un embryon déjà implanté avec la possibilité d’avorter jusqu’à la 12ième semaine de grossesse. Ainsi, le diagnostic préimplantatoire permettrait d’éviter le traumatisme de l’avortement lié aux diagnostiques prénatals. Aussi, le fait que la Suisse a une des lois sur la procréation les plus sévères en Europe dérange. Les personnes aisées ont les moyens de faire ce type de test à l’étranger pendant que les plus démunis doivent attendre le test prénatal. La loi sur le DPI mettrait fin a cette injustice.

Finalement, les membres de la JUSO JS Bielingue ont pris la parole du non à l’unanimité contre l’initiative « pour un financement équitable des transports » (Initiative vache à lait). L’affectation des 1.5 milliard dans l’investissement des infrastructures routières n’est pas une idée tournée vers l’avenir et les économies nécessaires dans les transports publics, l’enseignement et la recherche ne seraient pas supportables.

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