Contre le fantasme de Blocher – pour un paysage médiatique diversifié !

Bienne. – Durant leur assemblée de membres du mois de novembre, la JS Bielingue a choisi le “non” d’une voix unie à l’initiative “No-Billag”. Une démocratie sans système médiatique diversifié n’est pas fonctionnelle – la SSR et autres émetteurs avec une concession y sont essentiels.

L’initiative “No-Billag promeut la suppression des subventions de la Confédération pour les diffuseurs radio télévision. Contrairement à ce que prétendent les initiant∙e∙s, l’acceptation de cette initiative pourrait tout à fait conduire à la suppression de la SSR. En outre, la plupart des radios locales non-commerciales ne le supporteraient pas, et il n’est pas encore clair comment les radios et télévisions locales commerciales qui ont une concession seraient financées. TeleBielingue en est un bon exemple, qui couvre deux tiers des coûts d’exploitation avec les redevances; chez Canal 3 les redevances couvrent de justesse la moitié des coûts d’exploitation.

La distribution à profit de médias de masse avec une qualité digne d’une démocratie est quasiment impossible à cause de soi-disant « défaillances du marché ». Précisément dans une zone de desserte bilingue comme Bienne et le Seeland, l’intiative „No-Billag“ conduirait à un appauvrissement massif de la diversité, et ce dans un paysage médiatique déjà peu varié. Ludovic Lauber, membre bilingue du Comité de la JUSO JS Bielingue se fâche en conséquence: « L’acceptation de cette initiative serait une catastrophe pour une ville bilingue comme Bienne! »

« Si l‘on ne veut pas d’une bouillie médiatique uniforme financée et dirigée par qui a le plus gros porte-monnaie, il faut clairement dire non à l’intiative „No-Billag“, résume Muriel Günther, porte-parole de la JS Bielingue. Elle continue: « Laisser aux puissants du secteur privé les reines de nos médias de masse et ainsi du flux d’information est hautement problématique d’un point de vue démocratique. L’indépendance de contraintes économiques est en effet indispendable pour le journalisme critique – et c’est justement une grosse partie de cette indépendance que l’initiative « No-Billag » veut enterrer.

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